La belle et la bête
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Elle est de nature fragile
Et sa beauté est légendaire,
Mais dans son cœur aux pieds d’argile,
Elle a une âme solitaire.
Elle a des robes saisonnières
Qui la rendent bien élégante,
Mais quand grondent quelques tonnerres,
Sa bonne humeur devient changeante.
Là, près d’elle, figée dans l’ombre,
Prolifère comme un cancer,
Une bête sauvage et sombre,
Venue peut-être de l’enfer.
Des verrues plastifiées recouvrent
Son corps mazouté et souillé ;
Ses yeux, rougis au smog, s’entrouvrent
Dans un nuage irradié.
La rencontre de ces deux êtres
Fut douloureuse et difficile ;
Eûtes été huis clos champêtres ;
Aurions menti en imbécile !
La belle vit cet abruti
Poser ses pieds de gros sabots
Dans son jardin secret fleuri ;
Fi ! Voyant ses yeux froids et sots.
Vous laissant la fin de l’histoire
Et sans s’attendre à un mariage,
Je vous invite à l’auditoire
Pour un véritable carnage.
La belle : la nature
La bête : la pollution
Et sa beauté est légendaire,
Mais dans son cœur aux pieds d’argile,
Elle a une âme solitaire.
Elle a des robes saisonnières
Qui la rendent bien élégante,
Mais quand grondent quelques tonnerres,
Sa bonne humeur devient changeante.
Là, près d’elle, figée dans l’ombre,
Prolifère comme un cancer,
Une bête sauvage et sombre,
Venue peut-être de l’enfer.
Des verrues plastifiées recouvrent
Son corps mazouté et souillé ;
Ses yeux, rougis au smog, s’entrouvrent
Dans un nuage irradié.
La rencontre de ces deux êtres
Fut douloureuse et difficile ;
Eûtes été huis clos champêtres ;
Aurions menti en imbécile !
La belle vit cet abruti
Poser ses pieds de gros sabots
Dans son jardin secret fleuri ;
Fi ! Voyant ses yeux froids et sots.
Vous laissant la fin de l’histoire
Et sans s’attendre à un mariage,
Je vous invite à l’auditoire
Pour un véritable carnage.
La belle : la nature
La bête : la pollution
Tous droits réservés © Claude Lachapelle / décembre 2018
