Portes des vieilles villes
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Portes des vieilles villes
Êtes fermées maintenant
N'ouvrez plus depuis des ans
Le seuil des demeures fertiles
Jadis étiez vivantes
Et joyeux vos gonds grinçaient
Un tour de clé vous ouvrait
Quand entraient les passantes.
Devant vous une procession
Dans le jour déambulait
Un bruit sourd alors montait
Jusqu'au seuil de la maison.
La nuit discrète et noire
Laissait alors surprendre
Mots secrets et mots tendres
Plein de promesses, d'espoirs.
Mais le matin arrivait
En hiver comme en été
C'était le cri du laitier
Les charrettes qui passaient.
Aujourd'hui seul le vent
Vient frapper votre stature
Et ce n'est que blessure
De voir s'égrener le temps.
Votre époque de splendeur
Laissent quelques ferrures ;
Brillent encor les dorures
Maintenues avec vigueur.
Aujourd'hui, ternes, écaillées,
Vos peintures sont maussades
De même que les façades
Qui semblent désorientées.
Reste une petite main de fer
Poing fermé encore là
Qui jamais plus frappera
Telle une instance templiére
