Testament
7
Peu me chaut qu'on me tolère,
Si je dois cacher et taire
Mon attrait pour la distance,
La solitude et l'absence.
Je ne mettrai pas à nu
Mon esprit, cet inconnu
Qui aux pierres du chemin
Cherche l'aube du jardin.
Bien plus qu'à la tolérance
J'aspire à la prévenance,
Suave délicatesse
Plus douce qu'une caresse.
Je réclame la pudeur
Du mot, du geste et du cœur,
Je vous demande beaucoup,
Je poursuis un rêve fou.
Et surtout, amis, de grâce,
Ne pensez point à ma place !
Je peux terminer moi-même
Cette phrase et ce poème …
Tolérez-moi, si voulez,
Mais avant tout recevez
Ce testament non-écrit,
Le silence de mon cri.
Si je dois cacher et taire
Mon attrait pour la distance,
La solitude et l'absence.
Je ne mettrai pas à nu
Mon esprit, cet inconnu
Qui aux pierres du chemin
Cherche l'aube du jardin.
Bien plus qu'à la tolérance
J'aspire à la prévenance,
Suave délicatesse
Plus douce qu'une caresse.
Je réclame la pudeur
Du mot, du geste et du cœur,
Je vous demande beaucoup,
Je poursuis un rêve fou.
Et surtout, amis, de grâce,
Ne pensez point à ma place !
Je peux terminer moi-même
Cette phrase et ce poème …
Tolérez-moi, si voulez,
Mais avant tout recevez
Ce testament non-écrit,
Le silence de mon cri.
"Je réclame la liberté à grands cris !"
Camille Claudel
Rassurez-vous, amis poètes, ce n'est pas ce que je ressens ici (ouf !)
Mais à mon avis la tolérance est une illusion, un ballon de baudruche dégonflé, s'il n'y a pas d'abord plein respect de la liberté d'autrui.
Camille Claudel
Rassurez-vous, amis poètes, ce n'est pas ce que je ressens ici (ouf !)
Mais à mon avis la tolérance est une illusion, un ballon de baudruche dégonflé, s'il n'y a pas d'abord plein respect de la liberté d'autrui.
