Au pourvoyeur de mots...
6
Je me suis enivré quand j’ai bu dans tes vers
Le fond d’un sain penser qui conduit à la fête.
Je te sais toujours prêt à conserver la tête
De ce convoi qu’on voit louvoyer de travers.
Seuls les mots de missel font changer d’univers !
Or les tiens sont poivrés et sont ceux d’un prophète
Qui peut, en son pays, quand le chaland achète
Vendre des boniments sans paraître pervers.
Mon penchant amical (sans te cirer les bottes)
Invite nos amis à tester tes ribotes.
Ils verront, de plus près, ce que chiner veut dire.
N’étant point porteur d’eau, mais serveur de bons vins,
Puisant dans tes tonneaux des boissons, sans maudire,
Je servirai le peuple en filets fort divins.
Le fond d’un sain penser qui conduit à la fête.
Je te sais toujours prêt à conserver la tête
De ce convoi qu’on voit louvoyer de travers.
Seuls les mots de missel font changer d’univers !
Or les tiens sont poivrés et sont ceux d’un prophète
Qui peut, en son pays, quand le chaland achète
Vendre des boniments sans paraître pervers.
Mon penchant amical (sans te cirer les bottes)
Invite nos amis à tester tes ribotes.
Ils verront, de plus près, ce que chiner veut dire.
N’étant point porteur d’eau, mais serveur de bons vins,
Puisant dans tes tonneaux des boissons, sans maudire,
Je servirai le peuple en filets fort divins.
