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Déserts
7

La dune qui s'étire enfante une autre dune,
Et le pas qui se pose engendre un autre pas,
Mais le soir il n'y a sous la tente ici-bas
Que les étoiles nues et l'ombre de la lune.

Le soleil est de feu, et de braise le sable,
Le ciel est si profond, et si vaste le vent,
Que le silence seul peut contenir le chant
Qui se tapit au fond de l'âme insaisissable.

L'aube lente du Temps s'est ouverte, sereine,
La brûlure du jour touche l'éternité,
Le soir s'est recueilli, le sable est apaisé,
Et déjà près du camp glisse la nuit lointaine.

Rien n'arrête la dune égale et solitaire,
Rien ne peut arrêter sous le soleil profond
La pensée, la prière et la poussière au front
De celui qui chemine aux heures de la terre.

Le silence de l'âme est un ciel insondable,
La pensée qui s'élève au seuil vaste du Temps
Engendre la prière à pas sourds, à pas lents.
- Le souffle de la dune est incommensurable …

© Poème posté le 16/09/2018 par Ombrefeuille

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