Lespoetes.net

La poésie sur internet

Précédent Suivant

Rêve céleste
6

Après avoir mangé trop de lards et de fèves,
Je plongeai vaguement dans quelques mauvais rêves ;
Mon histoire commence au son du célesta :

Une nuit sans sommeil, je marchais sous la lune ;
Le vent orchestrait de jolis sons cristallins.
Là, une sirène jouait des airs salins
Venus de la mer dans les limbes d’une brume.

L’écho de sa musique ensorcela mon âme
Et l’attrait de son art envoûta mon cœur d’or ;
Je voguai vers elle en chantant comme un ténor,
Mais ma voix fut noyée dans son bassin infâme.

Méfiez-vous de Merlin ! Méfiez-vous du céleste
Magicien enchanté, car sa musique infeste
Les chants candides en maligne toccata.



(Désolé pour la redite ; j’ai mis ce poème sur le site temporaire et provisoire qui n’existe plus, mais j’aimerais l’avoir sur le nouveau site)

Tous droits réservés © Claude Lachapelle / septembre 2018

© Poème posté le 14/09/2018 par Claudel

...
× Illustration agrandie