Leçon des ténèbres
1
J'entends un cri déchirer le coeur de la nuit,
Ses battements nocturnes se sont évanouis,
Là-haut, le noir océan aux vagues de silence
Emportent lentement les astres en souffrance.
D'où vient donc cette plainte à l'écho effrayé,
Dehors, il n'y a rien sinon un chien troublé,
Au mur, une araignée se roule dans sa toile,
L'aquilon a soufflé la flamme des étoiles.
Et si c'était en moi, cette sombre clameur,
Qui traverse les ans, les siècles, en douleur,
A cet unique instant où siffle la faucille,
Dans le champs des vivants, quand la fête est finie,
Quand des aveugles nus, fils lointains du hasard,
Voudraient un jour s'enfuir de leur long cauchemar.
Ses battements nocturnes se sont évanouis,
Là-haut, le noir océan aux vagues de silence
Emportent lentement les astres en souffrance.
D'où vient donc cette plainte à l'écho effrayé,
Dehors, il n'y a rien sinon un chien troublé,
Au mur, une araignée se roule dans sa toile,
L'aquilon a soufflé la flamme des étoiles.
Et si c'était en moi, cette sombre clameur,
Qui traverse les ans, les siècles, en douleur,
A cet unique instant où siffle la faucille,
Dans le champs des vivants, quand la fête est finie,
Quand des aveugles nus, fils lointains du hasard,
Voudraient un jour s'enfuir de leur long cauchemar.
