Ce mot-là m’a laissé muet et rêvasseur
Un tantinet pensif, perdu, l’esprit désert
Moi qui fus bien souvent de bons mots, le diseur
Coutumier d’écritures, à l’occasion disert
Je me suis soudain vu errant en un désert
Titubant, assoiffé, la pensée ramollie
Cuisant sous le soleil, gagné par la folie
Ma raison lors s’encourt et s'en va en goguette
Vivre ce quotidien espérant l'embellie
Cruel est ce destin qui sans répit nous guette
