Couple
2
Aux jeux d’extases de braise
Je cherchais mon âme-fleur,
Qu’on pût se trouver, à l’aise,
Semblait un louche bonheur,
Mais tu devins ma maîtresse,
Et mon amie, et ma sœur !
Jusques aux flots de tristesse
Qui nous ont vidé le cœur…
Nous avions, peut-on le croire,
Fait vœu vrai de liberté ;
Et comme bu le ciboire,
Avalé toute fierté !
Or, combien de fois la moire
D’amour nous a déserté ?
Nous en retrouvions l’ivoire
Dès que l’écart disserté.
Puis au plus près de l’abîme,
L’histoire un jour se corsa :
Comme pour payer la dîme
Un garçon te déversa
Son trop-plein d’affects, ma nine,
Qui contre tous te hersa,
Et malgré la pantomime
Mal jouée, en moi perça
Et piégea mon âme trouble
Que j’avais crue un roc sûr,
Mais qui, dès que l’on me double,
Rêve d’occire l’azur !
.. Il ne valait pas un rouble
Ce mec qui jouait le dur,
On lui doit que vire trouble
Notre idylle au feu si pur !
