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Onde
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Ce n'était donc qu'un rêve, et le fleuve naissant
Où la ville est posée n'était qu'une chimère !...
Cette île n'est qu'une ombre, une aube passagère,
Et la berge n'est plus qu'un souffle évanescent !...

Les lampes qui veillaient s'effacent en glissant
Vers la clarté des eaux, voûte pâle, éphémère,
Où s'est comme engourdie une torpeur légère,
Ciel à peine effleuré, silence caressant …

Ainsi s'en va le temps, sans hâte et sans murmure,
Et l'envol du lointain déchire sa voilure
Au rivage insoumis, aux phares délaissés …

Et toujours dansera le vent avec l'écume,
Et la vague toujours mourra sur les rochers,
Car la mer est d'ailleurs, et la plage est de brume …



© Poème posté le 13/06/2018 par Ombrefeuille

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