Le retour du Printemps
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Prends le temps de goûter au clair de la saison,
Tu entendras jaillir des rires et des chansons...
Le rai le plus timide, c'est déjà du soleil,
Et l'éclat des jonquilles aux ombres bleues se mêle.
Sur la mousse légère, et parmi les fougères,
Voici le dieu Printemps, promenant à pas lents,
Son reflet dans l'eau claire d'un bassin de lumière.
A travers les allées de rose et blanc parées,
Il salue au passage les violettes bien sages
Et les iris bleus se dressant vers les cieux.
Un papillon folâtre épouse une pervenche
Et une abeille folle sur un genêt se penche,
On dirait que l'amour anime chaque fleur,
On dirait un grand bal aux cent mille couleurs.
Le gai Printemps a mis ses jupons dentelés,
L'arbre vient de fleurir en un charmant délire,
C'est le souffle géant qui passe chaque année
C'est l'immense bouquet qui s'offre sans rien dire.
Quand ces mille merveilles dévoilent au soleil
L'éclat de leur beauté en robes parfumées,
Dans les buissons en fête, les oiseaux à tue-tête
Chantent leur mélodie au retour à la vie...
Et le jardin bonheur, offre toutes ses fleurs,
Dans une révérence au Printemps qui s'avance !
Tu entendras jaillir des rires et des chansons...
Le rai le plus timide, c'est déjà du soleil,
Et l'éclat des jonquilles aux ombres bleues se mêle.
Sur la mousse légère, et parmi les fougères,
Voici le dieu Printemps, promenant à pas lents,
Son reflet dans l'eau claire d'un bassin de lumière.
A travers les allées de rose et blanc parées,
Il salue au passage les violettes bien sages
Et les iris bleus se dressant vers les cieux.
Un papillon folâtre épouse une pervenche
Et une abeille folle sur un genêt se penche,
On dirait que l'amour anime chaque fleur,
On dirait un grand bal aux cent mille couleurs.
Le gai Printemps a mis ses jupons dentelés,
L'arbre vient de fleurir en un charmant délire,
C'est le souffle géant qui passe chaque année
C'est l'immense bouquet qui s'offre sans rien dire.
Quand ces mille merveilles dévoilent au soleil
L'éclat de leur beauté en robes parfumées,
Dans les buissons en fête, les oiseaux à tue-tête
Chantent leur mélodie au retour à la vie...
Et le jardin bonheur, offre toutes ses fleurs,
Dans une révérence au Printemps qui s'avance !
Si la vie n'est qu'un passage, sur ce passage au moins semons des fleurs.
Montaigne
Montaigne
