L'aile du printemps
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Il y a dans les haies, les chemins, les fossés,
Un tremblement plus clair, une brise nouvelle,
Légère comme brume et souple comme une aile,
Qui s'en vient caresser les troncs nus et froissés.
Le vieux seuil engourdi voit s'ouvrir au jardin
La rosée qui scintille au galbe du pétale,
La plume au bord du nid, la feuille matinale
Et l'herbe déjà tendre où frémit le lointain.
Le temps s'étire un peu, le soir se fait plus long,
L'écho se fait plus doux, le soleil plus complice ;
La colline est plus ronde et plus proche, où se glisse
La caresse attardée au bord de la chanson.
Les champs sont pleins d'azur, l'air est plein de senteurs,
Le vol des papillons est plein de ces merveilles
Que laisse deviner la danse des abeilles
Parmi l'ombre perlée des talus pleins de fleurs.
De rives en sous-bois bondissent les ruisseaux,
Dans la forêt le bruit du silence est limpide,
Sur les toits s'est posée l'ondée frêle et rapide,
Vite en-allée ; le ciel est plein de chants d'oiseaux ...
Un tremblement plus clair, une brise nouvelle,
Légère comme brume et souple comme une aile,
Qui s'en vient caresser les troncs nus et froissés.
Le vieux seuil engourdi voit s'ouvrir au jardin
La rosée qui scintille au galbe du pétale,
La plume au bord du nid, la feuille matinale
Et l'herbe déjà tendre où frémit le lointain.
Le temps s'étire un peu, le soir se fait plus long,
L'écho se fait plus doux, le soleil plus complice ;
La colline est plus ronde et plus proche, où se glisse
La caresse attardée au bord de la chanson.
Les champs sont pleins d'azur, l'air est plein de senteurs,
Le vol des papillons est plein de ces merveilles
Que laisse deviner la danse des abeilles
Parmi l'ombre perlée des talus pleins de fleurs.
De rives en sous-bois bondissent les ruisseaux,
Dans la forêt le bruit du silence est limpide,
Sur les toits s'est posée l'ondée frêle et rapide,
Vite en-allée ; le ciel est plein de chants d'oiseaux ...
Premier volet du cycle "Les quatre saisons",
dont l'écriture a été accompagnée par l'écoute inlassable
des "Quatre Saisons" de Vivaldi,
œuvre à la beauté inépuisable.
dont l'écriture a été accompagnée par l'écoute inlassable
des "Quatre Saisons" de Vivaldi,
œuvre à la beauté inépuisable.
