La licorne superbe est animal ardent
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La licorne superbe est animal ardent,
Aventureuse et fière, elle épouse le vent...
L'eau des ruisseaux d'argent reflète ses amours,
Des bruissements de l'aube jusqu'à la fin du jour.
Comme un rêve sculpté, mirage des plus beaux,
Elle s'élance parfois, en flèche, au grand galop,
Traversant les halliers et la lande sauvage,
Atteignant quelquefois les plus lointains rivages.
Elle s'abreuve au calice de chaque lunaison,
Et cette longue corne que l'on voit sur son front,
C'est la preuve réelle de son pouvoir sacré,
En ce monde magique dont elle a le secret.
Sa fougue bondissante glisse dans la lumière,
Dans un ballet brulant où danse sa crinière,
Elle vit en des endroits solitaires, fabuleux,
Seul un cœur pur pourrait la croiser en ces lieux.
Tout comme ces oiseaux aux ramages joyeux,
Elle va aux grands chemins, sous la voûte des cieux,
Elle est le feu follet qui traverse les voiles
De la brume venue sous la lune d'opale.
C'est la mer qui l'appelle, je l'ai vue théâtrale,
Sur une plage rousse, dansant sous les étoiles...
Elle entre dans les vagues, toute en frémissements,
Mais quel est son mystère et d'où vient elle vraiment ?
La licorne superbe conserve en sa mémoire,
Les légendes anciennes, les plus belles histoires...
Telle une bohémienne éprise de liberté,
Redouble son ardeur au grand soleil d'été.
Aventureuse et fière, elle épouse le vent...
L'eau des ruisseaux d'argent reflète ses amours,
Des bruissements de l'aube jusqu'à la fin du jour.
Comme un rêve sculpté, mirage des plus beaux,
Elle s'élance parfois, en flèche, au grand galop,
Traversant les halliers et la lande sauvage,
Atteignant quelquefois les plus lointains rivages.
Elle s'abreuve au calice de chaque lunaison,
Et cette longue corne que l'on voit sur son front,
C'est la preuve réelle de son pouvoir sacré,
En ce monde magique dont elle a le secret.
Sa fougue bondissante glisse dans la lumière,
Dans un ballet brulant où danse sa crinière,
Elle vit en des endroits solitaires, fabuleux,
Seul un cœur pur pourrait la croiser en ces lieux.
Tout comme ces oiseaux aux ramages joyeux,
Elle va aux grands chemins, sous la voûte des cieux,
Elle est le feu follet qui traverse les voiles
De la brume venue sous la lune d'opale.
C'est la mer qui l'appelle, je l'ai vue théâtrale,
Sur une plage rousse, dansant sous les étoiles...
Elle entre dans les vagues, toute en frémissements,
Mais quel est son mystère et d'où vient elle vraiment ?
La licorne superbe conserve en sa mémoire,
Les légendes anciennes, les plus belles histoires...
Telle une bohémienne éprise de liberté,
Redouble son ardeur au grand soleil d'été.
La prose est une chasse à l'homme, la poésie une chasse à la licorne.
Alain Bosquet
Alain Bosquet
