Anonyme nocturne citadin
6
La nuit humide est froide et crue,
et le béton frissonne,
et le goudron grelote,
et le pavé claque des dents.
Devant la gare,
la lumière nue des réverbères
regarde l'horloge cisailler le temps,
et les aiguilles courir après le vide,
et les passants pressés s'engouffrer dans leurs voitures.
Quelqu'un, là-bas, s'en va à pied.
A peine une silhouette, tout juste une ombre.
La fumée de sa cigarette s'épaissit dans la brume éblouie.
Le pas rapide et solitaire,
les mains dans les poches,
tassé, trapu, les épaules en avant,
il rentre chez lui.
Il a pour éphémère compagnie
le silence d'un chat
qui se coule le long du trottoir, au ras du mur.
Il a fini sa cigarette,
il a regagné son étage, quelque part dans le béton.
La journée a été lourde, celle de demain promet de l'être aussi.
Il tombe de fatigue
entre des bras chauds et complices ...
ou sur un oreiller glacial.
et le béton frissonne,
et le goudron grelote,
et le pavé claque des dents.
Devant la gare,
la lumière nue des réverbères
regarde l'horloge cisailler le temps,
et les aiguilles courir après le vide,
et les passants pressés s'engouffrer dans leurs voitures.
Quelqu'un, là-bas, s'en va à pied.
A peine une silhouette, tout juste une ombre.
La fumée de sa cigarette s'épaissit dans la brume éblouie.
Le pas rapide et solitaire,
les mains dans les poches,
tassé, trapu, les épaules en avant,
il rentre chez lui.
Il a pour éphémère compagnie
le silence d'un chat
qui se coule le long du trottoir, au ras du mur.
Il a fini sa cigarette,
il a regagné son étage, quelque part dans le béton.
La journée a été lourde, celle de demain promet de l'être aussi.
Il tombe de fatigue
entre des bras chauds et complices ...
ou sur un oreiller glacial.
