Amourettes hivernales
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Sur le flanc de la montagne
Où le geai est roi des neiges,
Nous glissions tels des manèges
Sur nos fessiers de campagne.
L’hiver était le terrain
De jeux de nos matinées ;
Morve au nez et mains gelées
N’altéraient pas notre entrain.
Balles de neige et traîneaux
Usés nous comblaient de joie
Dans ce pays de grand froid
Où le temps gèle aussitôt.
Chicanes et amourettes
Étaient les lots quotidiens
De nos ébats canadiens
Dans nos cœurs et dans nos têtes.
Quand arrivait le midi,
Les gourmandises avides
Excitaient nos ventres vides
Pour un bon repas candi.
Et après la boustifaille,
Nous retournions aux collines,
À nos sornettes malignes
Dans une neige en broussaille.
Et nous entendions au loin
Dans un ciel illuminé,
Le vent d’un froid sibérien
Chantant : Bonne année, grand nez !
Où le geai est roi des neiges,
Nous glissions tels des manèges
Sur nos fessiers de campagne.
L’hiver était le terrain
De jeux de nos matinées ;
Morve au nez et mains gelées
N’altéraient pas notre entrain.
Balles de neige et traîneaux
Usés nous comblaient de joie
Dans ce pays de grand froid
Où le temps gèle aussitôt.
Chicanes et amourettes
Étaient les lots quotidiens
De nos ébats canadiens
Dans nos cœurs et dans nos têtes.
Quand arrivait le midi,
Les gourmandises avides
Excitaient nos ventres vides
Pour un bon repas candi.
Et après la boustifaille,
Nous retournions aux collines,
À nos sornettes malignes
Dans une neige en broussaille.
Et nous entendions au loin
Dans un ciel illuminé,
Le vent d’un froid sibérien
Chantant : Bonne année, grand nez !
Tous droits réservés © Claude Lachapelle / décembre 2017
