Après une nuit de brouillard
Que rien ne laissait prévoir,
Lui, qui n’avait que peu vécu,
Lui, que j’ai à peine entrevu,
S’est envolé vers les étoiles
Posant sur mon âme un lourd voile.
Il a traversé comme un fou,
Sans crier gare, il était saoul.
Rien ne sera comme avant,
Le glas en moi toujours sonnant.
Quand on est soi-même parent
C’est un peu perdre son enfant
Et c’est se sentir responsable
Sans pour autant plaider coupable
Rien n’empêchera l’effroi
Et sur mes épaules ce poids
Où l’on ne sait quel mot dire,
Où l’on s’en veut à se maudire,
Et sans plus de salamalec,
Il faudra bien vivre avec.
Poème écrit par
Skywheeler
Une nuit de brouillard
3
Écrit en février 2017
Tous droits réservés © Poème posté le 11/11/2017 par Skywheeler
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