Mon nu lisse !
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Ô diantre ! tu me fais la tête
Et je suis prise dans tes lacs.
Adieu les charmants jours de fêtes
Bonjour tristesse que voilà !
Tu pagayes sur l’autre rive
Et remonte à contre courant.
Pour oublier cette plaie vive
Que firent mes mots imprudents.
Vive l’ivresse du grand large !
Soumis au chant d’une sirène.
Tu crois au merveilleux chantage
De Néréide souveraine.
Dans les bas fonds elle t’entraîne
Candide tu veux l’aborder,
Mais tes mains elle enchaîne
Et s’apprête à te saborder.
Je t’aimerai Ô mon Ulysse
Crois en ma fidèle patience,
La fine toile que je tisse
Est le voile de ma constance !
Arcane
l'Obsession de l'amour de Pénélope
