Cher inconnu !
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Ô le voici qui vient d’un bon pas soutenu,
A feu mon cher époux grand Dieu comme il ressemble !
Il me paraît ému, tend une main qui tremble
Et s’assied près de moi, mon bien cher inconnu !
Nous ne parlerons pas, c’est rite convenu,
Le silence suffit quand les cœurs battent l’amble.
Nous voici jouvenceaux que la joie d’être ensemble
Rosit pudiquement de son fard ingénu.
Il a dû, comme moi, vivre heureux en ménage,
Car seul un grand amour peut donner au visage
Des traits sémillants où transparaît la bonté.
Au fil du temps qui passe une douce habitude,
Teintée de prévenance et chaste intimité,
S’est installée, comblant la terne solitude.
A feu mon cher époux grand Dieu comme il ressemble !
Il me paraît ému, tend une main qui tremble
Et s’assied près de moi, mon bien cher inconnu !
Nous ne parlerons pas, c’est rite convenu,
Le silence suffit quand les cœurs battent l’amble.
Nous voici jouvenceaux que la joie d’être ensemble
Rosit pudiquement de son fard ingénu.
Il a dû, comme moi, vivre heureux en ménage,
Car seul un grand amour peut donner au visage
Des traits sémillants où transparaît la bonté.
Au fil du temps qui passe une douce habitude,
Teintée de prévenance et chaste intimité,
S’est installée, comblant la terne solitude.
Un écho hessois
À sonnet lotois
À sonnet lotois
