L'étranger
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Tu as fui ton pays
Pour échapper aux cris
Qui incendient la nuit
L'espoir de retrouver
Dans un lointain pays
La paix et l'harmonie
Qui manquent à ta vie
Le voyage fut long
Sur l'esquif balancé
En danger se noyer
Ou bien de chavirer
Enfin tu aperçus
Côtes salvatrices
Où tu posas le pied
Avec certain délice
Puis tu fus accueilli
Dans des box blancs carrés
A l'écart empilés
Comme bêtes parquées
Loin des bombes c'est vrai
Mais ton regard profond
Cherche encor l'horizon
D'une main bienveillante
Tendue sur le chemin
Etranger comme un frère
Je t'attends viens sans rien
Que ton sourire enfin
Eclairant ton visage
