Tout près du marais
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Je me sens tout près du marais
Où toutes mes pensées s’épuisent,
Dans ces silences arrêtés
Que ton absence cristallise.
Dans la fumée des souvenirs
J’essaie bien d’éclipser tes yeux,
De relever l’ancre pour fuir
L’iode fleuré de tes cheveux…
Mais mon gréement est en détresse,
Ses hardes dispersent au vent
Toujours ces débris de tendresse
Qu’humaient nos étreintes d’amants.
Et sous des brumes qui me coupent,
Endommagé, abandonné,
Je croupis comme une chaloupe,
Prisonnier de mortes marées.
Où toutes mes pensées s’épuisent,
Dans ces silences arrêtés
Que ton absence cristallise.
Dans la fumée des souvenirs
J’essaie bien d’éclipser tes yeux,
De relever l’ancre pour fuir
L’iode fleuré de tes cheveux…
Mais mon gréement est en détresse,
Ses hardes dispersent au vent
Toujours ces débris de tendresse
Qu’humaient nos étreintes d’amants.
Et sous des brumes qui me coupent,
Endommagé, abandonné,
Je croupis comme une chaloupe,
Prisonnier de mortes marées.
