Quand le courant disjoncte...
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Comment survivre à ce délire
Qui met les yeux face au destin
Puis fait vibrer la douce lyre
Qui de ses sons offre un festin.
Peut-on toujours vaticiner
Sans consulter la moindre boule
Et pourtant voir s’enraciner
Le goût de l’heur en sa ciboule ?
As-tu parfois lu ces poètes
Ayant, jadis, écrit du cœur
Et donc permis qu’on fasse fêtes
D’un seul bon mot au port vainqueur ?
Je ne saurais ici nommer
Quelque grand nom de forte gloire
Qui pour parti saurait gommer
Du jeune sot l’humble victoire.
Alors toi l’homme ou bien la femme
Qui met ton pied à l’étrier,
Serre ma main, qui là s’enflamme,
A te savoir sur destrier !
A Château neuf on vit un pape
Par le dit vin prendre son pied
Et sans mépris rire sous cape
De l’adultère en chaud clapier.
C’est donc à toi que je m’adresse,
Toi cher lecteur au juste goût,
Pour que tes mots, sans maladresse,
Parlent sans fard de mon ragoût.
Hugo, Musset ou bien Verlaine
Je voudrais tant vous exhiber
Vous citer tous à perdre haleine
Pour voir le trac moins m'inhiber.
Mais qu’enfin dire du toutou
Aboyant quand la caravane
Passe sans bruit lorsque le fou
Conte ses doigts et se pavane?
Mais oui, c’est sot et même dingue
Car le bon sens est interdit
Quand on écrit et se distingue
Par un discours qui s'enhardit.
Qui met les yeux face au destin
Puis fait vibrer la douce lyre
Qui de ses sons offre un festin.
Peut-on toujours vaticiner
Sans consulter la moindre boule
Et pourtant voir s’enraciner
Le goût de l’heur en sa ciboule ?
As-tu parfois lu ces poètes
Ayant, jadis, écrit du cœur
Et donc permis qu’on fasse fêtes
D’un seul bon mot au port vainqueur ?
Je ne saurais ici nommer
Quelque grand nom de forte gloire
Qui pour parti saurait gommer
Du jeune sot l’humble victoire.
Alors toi l’homme ou bien la femme
Qui met ton pied à l’étrier,
Serre ma main, qui là s’enflamme,
A te savoir sur destrier !
A Château neuf on vit un pape
Par le dit vin prendre son pied
Et sans mépris rire sous cape
De l’adultère en chaud clapier.
C’est donc à toi que je m’adresse,
Toi cher lecteur au juste goût,
Pour que tes mots, sans maladresse,
Parlent sans fard de mon ragoût.
Hugo, Musset ou bien Verlaine
Je voudrais tant vous exhiber
Vous citer tous à perdre haleine
Pour voir le trac moins m'inhiber.
Mais qu’enfin dire du toutou
Aboyant quand la caravane
Passe sans bruit lorsque le fou
Conte ses doigts et se pavane?
Mais oui, c’est sot et même dingue
Car le bon sens est interdit
Quand on écrit et se distingue
Par un discours qui s'enhardit.
