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La grande marche
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Les grands espaces, oui, m’enivrent
Sols des sierras, rochers du Rif
Il faut s’accrocher pour me suivre
Car j’ai le pas alerte et vif

J’aime marcher, marcher sans fin
Et parcourir la mappemonde
Ouvrir l’oreille et l’œil afin
De démêler le ciel et l’onde

Escaler et puis descendre
Dresser ma tente au débotté
Eteindre un feu, mouiller ses cendres
Et renaître à la vraie beauté

Ouvrir mon âme à la prière
Percevoir, bonheur ineffable,
Le silence éperdu des pierres
Que le temps broie et mue en sable

Contempler le ciel, les étoiles,
Le firmament, - quel joli mot !-
Questionner, ô sublime toile,
L'horoscope des animaux

Courir, voler, comme en un rêve,
Par-dessus les champs et les bois
Risquer sa vie – tant est elle brève …-
Comme l'animal aux abois

...

Et puis marcher vers la rencontre
De celle qui me comprendra
Dont le cœur viendra battre contre
Mon cœur apaisé, sous un drap

Un beau matin, comme il se doit
Son ventre prendra forme ronde
Et nous percevrons, sous nos doigts
Notre enfant parcourant son monde.



© Poème posté le 26/04/2017 par Gkak

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