Face à cette dérivante tornade,
Les arbrisseaux bourgeonnaient de tourments ;
Fuyant l'océan, de grands cormorans
S'envolaient loin en folle débandade.
De sombres vagues fracassaient leur nid
Grugeant le sable rouge des falaises ;
Un ciel d’éclairs pareils à des fournaises
Illuminait cet océan de pluie.
Un vent fort glacial, un coup de mistral,
Soufflait un charivari orchestral
Détruisant tout sans grande flânerie.
En houle soudaine est ma rêverie
Dans des tourbillons ravageant mes nuits,
M'enfermant dans un cyclone d'ennuis.
