Le volcan
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Du vif volcan de mon désir,
Je t’offre incurablement chaud
Ces poèmes que doit bâtir
Mon cœur dément de soubresauts.
Tu pourras jeter aux soirs froids
Les tisons dans ta cheminée
De leurs quatrains comme vieux bois,
Les consumant jusqu’au dernier,
Et même en dix mille morceaux
Briser l’élan de leur musique,
Si vil te semble leur tempo
Reclus sous des voûtes gothiques.
Mais s’il te prenait d’écouter,
Laissant ton cœur à peine ouvert,
Ce qui de moi s’est faufilé
Encore un peu dessus ces vers,
Tu accosterais sur cette île
Où est allongée loin de toi,
Dans son mausolée immobile,
Ma pensée que le feu côtoie,
Qui n’en finit pas de souffrir
Griffée de longues laves bleues,
Refusant pourtant de périr
Te recréant autant qu’elle peut.
Je t’offre incurablement chaud
Ces poèmes que doit bâtir
Mon cœur dément de soubresauts.
Tu pourras jeter aux soirs froids
Les tisons dans ta cheminée
De leurs quatrains comme vieux bois,
Les consumant jusqu’au dernier,
Et même en dix mille morceaux
Briser l’élan de leur musique,
Si vil te semble leur tempo
Reclus sous des voûtes gothiques.
Mais s’il te prenait d’écouter,
Laissant ton cœur à peine ouvert,
Ce qui de moi s’est faufilé
Encore un peu dessus ces vers,
Tu accosterais sur cette île
Où est allongée loin de toi,
Dans son mausolée immobile,
Ma pensée que le feu côtoie,
Qui n’en finit pas de souffrir
Griffée de longues laves bleues,
Refusant pourtant de périr
Te recréant autant qu’elle peut.
