Sur le chemin, il n’y avait plus devant moi
Que le sable abrasé d’une voix,
Et mon corps hardi de roche en roche
S’élançait, sourd à l’écho des vagues
De souvenirs distants qu’il laissait enfin derrière.
Je ne souffrais plus. J’étais seulement fourbu
De la trajectoire rectiligne de tous ces jours
Passés à psalmodier sans relâche un nom,
A chaque heure, un peu plus loin et plus profond.
Mais au-delà de l’oubli, où m’étais-je perdu ?
Ternes, dans la nuit inexorable qui descendait,
Se brisaient les miroirs fossilisés du passé.
Sensation étrange d’une délivrance,
D’une terrible puisqu’inconnue liberté.
J’étais insensible désormais à toute douleur.
Je le serais donc aussi à la dureté des pierres.
Même au tranchant de la falaise sous mon pas,
Si par malheur il venait à défaillir.
Une étoile argentait l’abîme.
Sans une ombre d’inquiétude, j’avançais.
Poème écrit par
Fregat
Le tranchant des pierres
5
Sur le chemin, il n’y avait plus devant moi
Que le sable abrasé d’une voix,
Et mon corps hardi de roche en roche
S’élançait, sourd à l’écho des vagues
De souvenirs distants qu’il laissait enfin derrière.
Je ne souffrais plus. J’étais seulement fourbu
De la trajectoire rectiligne de tous ces jours
Passés à psalmodier sans relâche un nom,
A chaque heure, un peu plus loin et plus profond.
Mais au-delà de l’oubli, où m’étais-je perdu ?
Ternes, dans la nuit inexorable qui descendait,
Se brisaient les miroirs fossilisés du passé.
Sensation étrange d’une délivrance,
D’une terrible puisqu’ inconnue liberté.
J’étais insensible désormais à toute douleur.
Je le serais donc aussi à la dureté des pierres.
Même au tranchant de la falaise sous mon pas,
Si par malheur il venait à défaillir.
Une étoile argentait l’abîme.
Sans une ombre d’inquiétude, j’avançais.
Que le sable abrasé d’une voix,
Et mon corps hardi de roche en roche
S’élançait, sourd à l’écho des vagues
De souvenirs distants qu’il laissait enfin derrière.
Je ne souffrais plus. J’étais seulement fourbu
De la trajectoire rectiligne de tous ces jours
Passés à psalmodier sans relâche un nom,
A chaque heure, un peu plus loin et plus profond.
Mais au-delà de l’oubli, où m’étais-je perdu ?
Ternes, dans la nuit inexorable qui descendait,
Se brisaient les miroirs fossilisés du passé.
Sensation étrange d’une délivrance,
D’une terrible puisqu’ inconnue liberté.
J’étais insensible désormais à toute douleur.
Je le serais donc aussi à la dureté des pierres.
Même au tranchant de la falaise sous mon pas,
Si par malheur il venait à défaillir.
Une étoile argentait l’abîme.
Sans une ombre d’inquiétude, j’avançais.
Tous droits réservés © Poème posté le 16/02/2017 par Fregat
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