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Métamorphose
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Toute une vie m’ont bercé
Dans leurs parenthèses félines
Toutes les mers où j’ai tracé
Mon rêve sur cartes marines

Jusqu’au soir où j’ai dépassé
Le cap de trop où vont les folles
Pleurer leurs amants disparus
Tous feux éteints dans la piaule

Ce soir-là m’avala tout cru
La pieuvre dont la rétine
Chaque soir depuis se décolle
Me laissant au hublot ému

Découvrir l’envers du système
Nul ne m’appelle plus Haddock
Je ne suis qu’un mollusque en cloque
La bête enceinte de soi-même

Nul n’a pitié de Polyphème !

© Poème posté le 08/02/2017 par CinquiemeVallee

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