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Le poète attaqué persévère....
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Au parterre automnal quand nous serons fleuris
Nos corps ensevelis ne feront plus de blague.
Ils oublieront ce temps où sans parole vague
Ils chantaient de doux airs pour guérir les aigris.

Nos âmes en volée, en des lieux moins meurtris,
Laisseront les vivants balancer leur madrague
Pour capturer les thons sur le creux de la vague
Sans jamais avouer qu’ils n’en sont point contrits.

Lors les astres témoins de bien sots plaidoyers
Verront que le nuage afflige les foyers
Dont l’erreur est de croire à la vie éternelle.

Durant notre vivant nous fîmes tant de vers
Que ceux-ci, résolus, d’approche fraternelle
Nous rongent par les pieds dans ce froid univers.

© Poème posté le 07/11/2016 par Tonindulot

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