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Opéra-Alarme
3

Les monstres se jouent du jour tout comme de la nuit
Si assoiffés, ils s’infiltrent dans nos veines
Assèchent nos rêves, abreuvent nos peines
S’insinuent dans les sèves jusqu’au fond des puits

Peste et peurs se propagent en particules
Les monstres envahissent terres et mers
Engloutissent tout et même nos civières
Les cieux asphyxiés tonnent au crépuscule

Les égos aiguisent leurs faux, se déchaînent
Vomissent leur venin, attisent les haines
Canicule et choléra se répandent
Corbeau-Gerfaut signent l’opéra-légendes

© Poème posté le 20/10/2016 par Skipette

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