Les pages du coeur
3
Je ne l’ai plus ce temps d’être goutte de pluie
D’une brume chagrin, d’un trop pesant nuage,
De glisser alangui sur la hampe fleurie
D’un bleuet défrisé, troublant son pied sauvage.
Ce temps que prend la graine à germer au jardin,
Dans un sillon de vie sous les rayons de lune,
Quand le ciel fait un vœu avant de jeter loin
Ses étoiles claires blêmissant l’onde brune.
Pas même ce bon temps, épiant au buisson,
D’entrevoir le printemps à travers ses hublots
Déplier de sa sève un à les bourgeons
Dans un vent radouci enjôlant les rameaux :
Mon cœur lit les pensées dont tu es écrivaine,
Épargnant tout son temps sur ses pages à te suivre,
En ces jours qui s’enfuient et ces soirs qui s’en viennent
Sans rien voir au cadran des affres qu’ils délivrent.
D’une brume chagrin, d’un trop pesant nuage,
De glisser alangui sur la hampe fleurie
D’un bleuet défrisé, troublant son pied sauvage.
Ce temps que prend la graine à germer au jardin,
Dans un sillon de vie sous les rayons de lune,
Quand le ciel fait un vœu avant de jeter loin
Ses étoiles claires blêmissant l’onde brune.
Pas même ce bon temps, épiant au buisson,
D’entrevoir le printemps à travers ses hublots
Déplier de sa sève un à les bourgeons
Dans un vent radouci enjôlant les rameaux :
Mon cœur lit les pensées dont tu es écrivaine,
Épargnant tout son temps sur ses pages à te suivre,
En ces jours qui s’enfuient et ces soirs qui s’en viennent
Sans rien voir au cadran des affres qu’ils délivrent.
