La mort du boulanger
4
(Sonnet inversé)
Oui, du crépuscule au matin,
Il a pétri son dernier pain
Avec amour jusqu’à la fin.
Son corps vieillissant et usé
Comme un vieux rouleau remisé
Altérait son cœur épuisé.
Ses deux mains jaunies au levain
Méritaient un répit serein,
Mais ce digne repos en vain
N’a pu le soigner en son sein.
Un soir, mangeant un pain grisé
Au fondant caramélisé,
Il s’affaissa tout boursouflé
Tel un bricheton trop soufflé.
Oui, du crépuscule au matin,
Il a pétri son dernier pain
Avec amour jusqu’à la fin.
Son corps vieillissant et usé
Comme un vieux rouleau remisé
Altérait son cœur épuisé.
Ses deux mains jaunies au levain
Méritaient un répit serein,
Mais ce digne repos en vain
N’a pu le soigner en son sein.
Un soir, mangeant un pain grisé
Au fondant caramélisé,
Il s’affaissa tout boursouflé
Tel un bricheton trop soufflé.
Claude Lachapelle / septembre 2016
