Une nuit d’ivresse
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J’ai dans ma tirelire une lettre d’amour
Confinée aux sous noirs; elle fut mise un jour
Dans ce blanc cochonnet une nuit de tristesse
Où mon cœur déchiré s’engourdissait d’ivresse.
La carafe est soûle
Quand le vin s’écoule,
L’amour s’évapore
Comme une eau d’amphore.
De ces quatrains d’amour en liesse et caresse,
Une lettre arrachée dans une âme en détresse;
La comédie d’aimer et le vin qui endort
Ont grisé mes rêves dans l’éden de la mort.
Le sourire aigrit
Où la mort sourit,
La mort est cocasse
Quand un clown trépasse.
Claude Lachapelle / août 2016
