La folie dans le cri
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Une goutte de pluie oblique, à l’ombre du tilleul
Glisse sur le marbre gris de la terrasse
Où la douce lumière du matin en son linceul
Invite la sérénité en goutelettes de grâce
Sur le perron, un songe de l'enfance
Bel ami, tu butines le coeur des fleurettes
Souvenir ébloui, le papillon rompt le silence
Tes ailes sonnent le retour des violettes
La blessure est ainsi, tel un souvenur meurtri
A l'onde infinie de l'indifférence
Sans inutile charme, et sans un cri
Il y a des nuits bleutées, sans capiteux...
Viendront les rêves, sans espérance
Briser la sérénité de ce soir au rythme des feux.
