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Et si je Te Contais ?
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Je ne peux que dépeindre l'émotion
car mon cœur s'ouvre à ta voix.



Au crépuscule du soir rabaissant son manteau,
Quand tu pénètreras l’immensité suprême
Sous l’insondable azur, tu sauras aussitôt
Que derrière ce miroir vibrent tous ceux qu’on aime
Et leur silence adroit leste les souvenirs
En geste ou gerbe d’or qu’on ne peut retenir.

Un signe me poursuit et qui m’intrigue fort,
C’est arrivé souvent : Attends ! Je vais te dire :

« Quand vînt le crépuscule à l’heure où tout s’endort
Me berce un son frileux qui s’étire en sourire.
Alors que mon esprit s’échappe de mon corps,
Mon nom est prononcé, en souffle qu’on expire,
Semble venir de loin, je crois rêver encor ;
Mais non, quelqu’un m’appelle une âme vient franchir
L’antre de mon sommeil délicate et sereine,
Pose juste sa voix suffisamment quand même
Pour que trente ans après, son écho se promène,
Glisse sur mon prénom repassant son emblème. »

La voix impersonnelle encor’ je m’en souviens,
Toujours celle d’hier, l’écho retient le lien,
Patiente Ciel sur terre il reste solidaire
Du haut du Paradis.

J’idéalise ? Non ! Nul n’est solitaire.
Un ange nous suit gardien ou Séraphin
Un parent disparu ou même un être cher
Au très Haut Paradis ».

C’était en 1979
Par la suite sont venus des rêves tous prémonitoires.


Polymnie2, écrit en 2014


© Poème posté le 12/07/2016 par Polymnie2

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