Le Calice Noir
1
Harassé des jours que je piétine
Qui n’ont plus rhizomes ni racines,
Des hivers, des printemps trop paisibles,
Des étreintes des soirs impossibles.
Épuisé de gravir tant de monts
Sans plus que n’y ricoche ton nom,
De ces tiroirs qui ne ferment pas,
Bourrés de souvenirs coincés là.
Nus, sans plus aucun sursaut de sève,
Un à un m’ont quitté tous mes rêves,
Mon ciel se change en calice noir
Où n’est plus une étoile, un espoir.
Couvert d’épines où il s’enracine,
Cherchant en vain son hémoglobine,
Alimenté d'une larme en dedans,
Mon cœur fait mal depuis si longtemps.
Qui n’ont plus rhizomes ni racines,
Des hivers, des printemps trop paisibles,
Des étreintes des soirs impossibles.
Épuisé de gravir tant de monts
Sans plus que n’y ricoche ton nom,
De ces tiroirs qui ne ferment pas,
Bourrés de souvenirs coincés là.
Nus, sans plus aucun sursaut de sève,
Un à un m’ont quitté tous mes rêves,
Mon ciel se change en calice noir
Où n’est plus une étoile, un espoir.
Couvert d’épines où il s’enracine,
Cherchant en vain son hémoglobine,
Alimenté d'une larme en dedans,
Mon cœur fait mal depuis si longtemps.
