Les baladins
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Quand la ronde des vents emporte
Un essaim bai de feuilles mortes,
Toupillant dans le van du soir,
Je ne peux m’empêcher d’y voir
Le vain manège de nos rêves,
Mystérieux cavaliers sans trêve
Qui nous transportent chaque nuit,
Sur d’autres rivages inédits.
Nous voilà grands explorateurs
Exhumant d’antiques splendeurs,
Aventuriers des mers de Chine
Ou orpailleurs au fond des mines,
Nous combattons le minotaure
Comme d'arrogants matadors
Et nous pourchassons les Harpies
Sur d'autres rivages inédits.
Amants célèbres de Vérone,
Dandies charmeurs façon Pétrone,
Dans nos Harems tout alanguis,
Shéhérazade divertit,
Parfois, la fureur d'Othello
Fait de l'hymen un beau fiasco,
Tel Don Juan, on se dédit
Sur d'autres rivages inédits.
Comme ce chêne dépouillé
De tous ces songes étiolés,
Le jour renaît et nous conduit
Sur d'autres rivages inédits.
Un essaim bai de feuilles mortes,
Toupillant dans le van du soir,
Je ne peux m’empêcher d’y voir
Le vain manège de nos rêves,
Mystérieux cavaliers sans trêve
Qui nous transportent chaque nuit,
Sur d’autres rivages inédits.
Nous voilà grands explorateurs
Exhumant d’antiques splendeurs,
Aventuriers des mers de Chine
Ou orpailleurs au fond des mines,
Nous combattons le minotaure
Comme d'arrogants matadors
Et nous pourchassons les Harpies
Sur d'autres rivages inédits.
Amants célèbres de Vérone,
Dandies charmeurs façon Pétrone,
Dans nos Harems tout alanguis,
Shéhérazade divertit,
Parfois, la fureur d'Othello
Fait de l'hymen un beau fiasco,
Tel Don Juan, on se dédit
Sur d'autres rivages inédits.
Comme ce chêne dépouillé
De tous ces songes étiolés,
Le jour renaît et nous conduit
Sur d'autres rivages inédits.
Une ballade en balade.
