Balade d'un soir
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Le courant exhibait la force du Ponant
Absorbant en ce lieu notre fleuve indomptable(1),
Les remous de limons, les tourbillons de sable
Ocraient le bleu des eaux sous le soleil couchant.
J’apercevais au loin, sur le flan de la côte,
Un vestige imposant de fer et de béton(2)
Se dressant insensé privé de son canon,
Face aux flots agités de la mer innocente.
Mémoire indélébile, ô récit angoissé,
Mon père commentait ce sinistre fortin
En pesant bien ses mots sur le temps assassin,
Des conflits infernaux de ce siècle passé.
Mon visage d’enfant au sourire affligé,
Exprimait je le crois une indicible gêne,
Nous reprîmes la route et retrouvions sans peine,
Notre site sauvage aujourd’hui protégé.
Les rayons du soleil déclinaient lentement,
L’ombre d’un cormoran passait à vive allure,
La nuit tranquillement recouvrait la nature,
Mon père a dit : « rentrons, il fait nuit maintenant. »
¤¤¤¤
Mars 2010
Absorbant en ce lieu notre fleuve indomptable(1),
Les remous de limons, les tourbillons de sable
Ocraient le bleu des eaux sous le soleil couchant.
J’apercevais au loin, sur le flan de la côte,
Un vestige imposant de fer et de béton(2)
Se dressant insensé privé de son canon,
Face aux flots agités de la mer innocente.
Mémoire indélébile, ô récit angoissé,
Mon père commentait ce sinistre fortin
En pesant bien ses mots sur le temps assassin,
Des conflits infernaux de ce siècle passé.
Mon visage d’enfant au sourire affligé,
Exprimait je le crois une indicible gêne,
Nous reprîmes la route et retrouvions sans peine,
Notre site sauvage aujourd’hui protégé.
Les rayons du soleil déclinaient lentement,
L’ombre d’un cormoran passait à vive allure,
La nuit tranquillement recouvrait la nature,
Mon père a dit : « rentrons, il fait nuit maintenant. »
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Mars 2010
1- La loire
2- Blockhaus de la seconde guerre mondial
2- Blockhaus de la seconde guerre mondial
