Trois roses rouges esseulées,
Timides et distinguées, songent,
Dans ce bouquet de fleurs perlées,
À cette femme aimée que ronge,
Folle torture en ses entrailles,
Trouble que seul les temps épongent
Comme au fil des siècles murailles
Que son chevalier espéré,
L'heure n'est plus à ces batailles,
Ne conquit, car lors soupirer
Ne suffit pour cette entreprise,
Quand dans ce salon éclairé
Leur tendresse est couleur cerise.
