Les oiseaux sont faits pour voler.....
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Je m'en vais, d'un pas lent, le long d’un ru tranquille
Observant ces oiseaux qui passent sur la ville ;
Aucune aile, ici-bas, n’est pour longtemps posée.
Maintenant que ces vols ne cessent leur balade,
Je repense à la fille autrefois bien malade :
Quand elle était petite, elle avait un oiseau.
Ne sachant quoi choisir pour lui faire pâture,
Mais sans chercher ailleurs une autre fourniture,
Elle le nourrissait de pain et de rosée.
L’ayant perché très haut, au sommet d’une branche,
Elle mit son abri sur une fine planche
Et veillait sur son nid comme sur un berceau.
Un soir il s'échappa. Que de plaintes amères !
Alors le voisinage, assommé par ses pleurs,
Fit tout pour la sauver en la couvrant de fleurs.
Dans mes bras en pleurant je la vis accourir
C’est là que son parfum me fit tourner la tête
Et que depuis ce temps son arôme m’entête.
Jeunes filles, laissez, laissez, ô jeunes mères
Vos enfants s’en aller pour quitter votre sein.
Vous verrez, sans regret, s’accomplir leur dessein
Les oiseaux s'envoler et les enfants mourir.
Mais sachez qu’en ce jour, où l’on vous fait la fête,
Tout homme de bon goût sait fleurir sa nymphette.
********
Extrait d'un poème de Victor HUGO ayant servi à construire la glose
Aucune aile ici-bas n'est pour longtemps posée.
Quand elle était petite, elle avait un oiseau ;
Elle le nourrissait de pain et de rosée
Et veillait sur son nid comme sur un berceau.
Un soir il s'échappa. Que de plaintes amères !
Dans mes bras en pleurant je la vis accourir,...
Jeunes filles, laissez, laissez, ô jeunes mères,
Les oiseaux s'envoler et les enfants mourir !
Observant ces oiseaux qui passent sur la ville ;
Aucune aile, ici-bas, n’est pour longtemps posée.
Maintenant que ces vols ne cessent leur balade,
Je repense à la fille autrefois bien malade :
Quand elle était petite, elle avait un oiseau.
Ne sachant quoi choisir pour lui faire pâture,
Mais sans chercher ailleurs une autre fourniture,
Elle le nourrissait de pain et de rosée.
L’ayant perché très haut, au sommet d’une branche,
Elle mit son abri sur une fine planche
Et veillait sur son nid comme sur un berceau.
Un soir il s'échappa. Que de plaintes amères !
Alors le voisinage, assommé par ses pleurs,
Fit tout pour la sauver en la couvrant de fleurs.
Dans mes bras en pleurant je la vis accourir
C’est là que son parfum me fit tourner la tête
Et que depuis ce temps son arôme m’entête.
Jeunes filles, laissez, laissez, ô jeunes mères
Vos enfants s’en aller pour quitter votre sein.
Vous verrez, sans regret, s’accomplir leur dessein
Les oiseaux s'envoler et les enfants mourir.
Mais sachez qu’en ce jour, où l’on vous fait la fête,
Tout homme de bon goût sait fleurir sa nymphette.
********
Extrait d'un poème de Victor HUGO ayant servi à construire la glose
Aucune aile ici-bas n'est pour longtemps posée.
Quand elle était petite, elle avait un oiseau ;
Elle le nourrissait de pain et de rosée
Et veillait sur son nid comme sur un berceau.
Un soir il s'échappa. Que de plaintes amères !
Dans mes bras en pleurant je la vis accourir,...
Jeunes filles, laissez, laissez, ô jeunes mères,
Les oiseaux s'envoler et les enfants mourir !
