Amis, lisez ce dernier mot..!!!
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Voilà que notre ciel a soudain plus de grâce
Depuis qu’un vent léger du gris bannit la trace.
Amis, un dernier mot ! Et je ferme à jamais
Ce chapitre inédit parlant d’un autre monde.
Ma plume sans calcul inondait de faconde
Ce livre, à ma pensée étranger désormais.
Le lecteur délicat n’aimant point mon milieu
Préférait sans mot dire échapper à ce lieu.
Je n'écouterai pas ce qu'en dira la foule.
Qui croit découvrir le secret du vallon
Accueillant le long ru d’un si lointain filon ?
Car qu'importe à la source où son onde s'écoule ?
Et que m'importe, à moi, sur l'avenir penché,
Si des remords tardifs supplantent les ombrages
Qui présentaient pour mine un sec aspect d’orages.
Où va ce vent d'automne au souffle desséché
Révélant de la robe un dessous de dentelle
Dont l’amant étourdi découvre la bretelle,
Qui passe, en emportant sur son aile inquiète
Tous les espoirs permis aux esprits distrayants ?
Ainsi s’en vont en l’air les versets trop bruyants
Et les feuilles de l'arbre et les vers du poète !
Croyez moi, sur parole: Évitez tout perchoir
Qui promet des lauriers mais vous laisse déchoir !
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Glose sur un extrait de poème de Victor HUGO
Amis, un dernier mot ! Et je ferme à jamais
Ce livre, à ma pensée étranger désormais.
Je n'écouterai pas ce qu'en dira la foule.
Car qu'importe à la source où son onde s'écoule ?
Et que m'importe, à moi, sur l'avenir penché,
Où va ce vent d'automne au souffle desséché
Qui passe, en emportant sur son aile inquiète
Et les feuilles de l'arbre et les vers du poète !
Depuis qu’un vent léger du gris bannit la trace.
Amis, un dernier mot ! Et je ferme à jamais
Ce chapitre inédit parlant d’un autre monde.
Ma plume sans calcul inondait de faconde
Ce livre, à ma pensée étranger désormais.
Le lecteur délicat n’aimant point mon milieu
Préférait sans mot dire échapper à ce lieu.
Je n'écouterai pas ce qu'en dira la foule.
Qui croit découvrir le secret du vallon
Accueillant le long ru d’un si lointain filon ?
Car qu'importe à la source où son onde s'écoule ?
Et que m'importe, à moi, sur l'avenir penché,
Si des remords tardifs supplantent les ombrages
Qui présentaient pour mine un sec aspect d’orages.
Où va ce vent d'automne au souffle desséché
Révélant de la robe un dessous de dentelle
Dont l’amant étourdi découvre la bretelle,
Qui passe, en emportant sur son aile inquiète
Tous les espoirs permis aux esprits distrayants ?
Ainsi s’en vont en l’air les versets trop bruyants
Et les feuilles de l'arbre et les vers du poète !
Croyez moi, sur parole: Évitez tout perchoir
Qui promet des lauriers mais vous laisse déchoir !
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Glose sur un extrait de poème de Victor HUGO
Amis, un dernier mot ! Et je ferme à jamais
Ce livre, à ma pensée étranger désormais.
Je n'écouterai pas ce qu'en dira la foule.
Car qu'importe à la source où son onde s'écoule ?
Et que m'importe, à moi, sur l'avenir penché,
Où va ce vent d'automne au souffle desséché
Qui passe, en emportant sur son aile inquiète
Et les feuilles de l'arbre et les vers du poète !
