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A toi, grand père poilu...
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Qui demeuras bon paysan ensuite, après cette guerre

Sans crâner de ta gloire à porter la blessure
Qu’on voulut te laisser au milieu du mollet
Tu revins de la guerre ayant pour pistolet
Ce Lebel ancestral livré sans flétrissure.

La tranchée pour abri et pour seule masure
Te laissait voir le ciel sans ouvrir de volet.
En menant, aujourd’hui, dans le champ ton mulet
Tu ânonnes sans fin ta souffrance en mesure.

Tu me l’as racontée cette terrible guerre
Qui laissa tant de vies allongées sur la terre,
Etant chair à canon au destin innocent.

Mourir était l’honneur que le staff politique
Plaçait au premier plan, d’un port munificent,
Jugeant la vie d’autrui sans intérêt mythique.


On vient de célébrer le centenaire du début meurtrier

© Poème posté le 23/02/2016 par Tonindulot

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