Le temps, le vent, la solitude
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Dans le grand torrent invisible,
La mer des jours où l’on vieillit,
La valse du temps insensible
Lève son aile endolorie.
Dispersées sous un soleil froid,
Des miettes de lumière blonde
Dans lesquelles on brillait parfois
Confessent au vent le vieux monde.
Malgré tout, l’abîme d’oubli
Gagne où chancelle la couleur,
Tout ce qu’on aime meurt ou fuit,
La grâce s’éteint sur la fleur.
Même aux blés qui toujours ondoient,
On voit s’esquisser l’inquiétude
D’épis gonflés sans autre choix
Qu’offrir au vent leur solitude.
La mer des jours où l’on vieillit,
La valse du temps insensible
Lève son aile endolorie.
Dispersées sous un soleil froid,
Des miettes de lumière blonde
Dans lesquelles on brillait parfois
Confessent au vent le vieux monde.
Malgré tout, l’abîme d’oubli
Gagne où chancelle la couleur,
Tout ce qu’on aime meurt ou fuit,
La grâce s’éteint sur la fleur.
Même aux blés qui toujours ondoient,
On voit s’esquisser l’inquiétude
D’épis gonflés sans autre choix
Qu’offrir au vent leur solitude.
