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Les paupières du ciel
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Le temps ébouriffé se creuse
D’une encre troublée, ténébreuse.
Comme une douleur le suffoque,
L'azur se meurt sur un lit glauque.

Vaincu, il se laisse percer
Par les premiers éclats grisés
De petits sanglots qui le blessent,
Son front d’éther devient tristesse.

Puis le vif tambour de l’averse…
Une pluie dense se déverse,
Effeuillant l’air en crépitant,
Rythmant les minutes, longtemps.

Et le bouvreuil, au chant éteint,
Le poète, stoppant sa main,
La lumière, soudain métisse,
Tous capitulent et frémissent

Quand dehors tout semble débâcle,
Que s’offre l’éperdu spectacle
Du ciel en sa plainte blessée,
Souffrant, paupières déchirées.

© Poème posté le 11/02/2016 par Fregat

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