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La cascade des délices
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Dès l'aube qui me grise
Fusent tes mots de jade,
Quand dans ton oeil qui frise
Nul besoin de tirade.

Jaillit l'or des caresses
Qui s'écroulent sur l'autre,
Brillantes de tendresse,
Légères comme l'épeautre.

Tu m'éclabousses d'ondes
Sensuelles et chaudes,
Touchant mes boucles blondes,
Tes mains sont en maraude.

Dévalant sur les volutes
Glissantes de ma peau,
Elles vont vers la chute
De mes reins en cadeau.

Je me fais oréade,
Sous tes bulles légères
Qui ne sont pas toquades,
Mais divines lumières.

Oh ! Délicieux geyser !
Source vive et pure !
Qui jamais ne se perd
Mais sans cesse perdure.

© Poème posté le 03/02/2016 par Muse

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