Mon aura mousse en demi panache...
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Fausse bergerette, en primeur
Combien de gars ont en mémoire
Les jours fleuris de leur jeunesse
Dont la presse
Faisait état, tant en prouesse
Qu’en finesse,
En camouflant leur dit déboire?
Et ces tendrons riant sous cape
Font-ils encor, par leurs risettes
De lisettes,
Montre, sans fard, de leurs frisettes
En nuisettes
Dans les dortoirs, jouant en grappe?
Je me souviens de cette époque
Où jeune amant, la mine forte
Du cloporte,
J’allais tout fier de porte en porte
Sans escorte
Dire des vers en soliloque.
Je bénissais la transhumance
Quand le berger quittait sa ferme
Pour un terme.
Je profitais de cette perme,
Et l’air ferme
Je m’employais à la romance.
Ne voulant pas fonder famille
J’allais toujours, fuyant l’attache,
Comme un lâche.
Or aujourd’hui mon vieux panache
Fait relâche
Et mon aura n’est que guenille.
Combien de gars ont en mémoire
Les jours fleuris de leur jeunesse
Dont la presse
Faisait état, tant en prouesse
Qu’en finesse,
En camouflant leur dit déboire?
Et ces tendrons riant sous cape
Font-ils encor, par leurs risettes
De lisettes,
Montre, sans fard, de leurs frisettes
En nuisettes
Dans les dortoirs, jouant en grappe?
Je me souviens de cette époque
Où jeune amant, la mine forte
Du cloporte,
J’allais tout fier de porte en porte
Sans escorte
Dire des vers en soliloque.
Je bénissais la transhumance
Quand le berger quittait sa ferme
Pour un terme.
Je profitais de cette perme,
Et l’air ferme
Je m’employais à la romance.
Ne voulant pas fonder famille
J’allais toujours, fuyant l’attache,
Comme un lâche.
Or aujourd’hui mon vieux panache
Fait relâche
Et mon aura n’est que guenille.
