Tu ne sais plus
2
A ta fenêtre vermoulue,
Depuis hier comme demain,
Ton regard fuit cet inconnu,
Qui te sourit, te prend la main.
Tel le biscuit d’une gaufrette
Effrité par des vers voraces,
Un broc vide semble ta tête
D’où toute mémoire s’efface.
Tissant de métal son armure,
L’hydre tranquillement avance.
Maman… Il n’est plus que sciure
En ta présence faite absence.
Et mon bac vogue seul, tragique,
Loin des rives que nous aimions,
Ces joutes verbales épiques
Qui nous portaient dans leur passion.
Pourtant, à tes jambes campé,
Je persiste en monologues
A nos souvenirs ranimer,
Jouant les patients pédagogues…
Mais je vois bien dans ton regard,
Que tes plus beaux efforts naufragent,
Contraints, au milieu d’un hangar,
Aux fers d’un trop puissant ancrage.
A ta fenêtre vermoulue,
Te tenant toujours par la main,
Ce fils que tu ne connais plus
Pleure tes joies sur son chagrin.
Depuis hier comme demain,
Ton regard fuit cet inconnu,
Qui te sourit, te prend la main.
Tel le biscuit d’une gaufrette
Effrité par des vers voraces,
Un broc vide semble ta tête
D’où toute mémoire s’efface.
Tissant de métal son armure,
L’hydre tranquillement avance.
Maman… Il n’est plus que sciure
En ta présence faite absence.
Et mon bac vogue seul, tragique,
Loin des rives que nous aimions,
Ces joutes verbales épiques
Qui nous portaient dans leur passion.
Pourtant, à tes jambes campé,
Je persiste en monologues
A nos souvenirs ranimer,
Jouant les patients pédagogues…
Mais je vois bien dans ton regard,
Que tes plus beaux efforts naufragent,
Contraints, au milieu d’un hangar,
Aux fers d’un trop puissant ancrage.
A ta fenêtre vermoulue,
Te tenant toujours par la main,
Ce fils que tu ne connais plus
Pleure tes joies sur son chagrin.
