Visions de nuit
1
À la saison d'été, lors des longs crépuscules,
Dans l'encre du solstice à la chaude moiteur,
On peut apercevoir – parole de conteur ! –
Au-dessus des étangs, des lacs... des groupuscules
Qui flottent dans les airs, suppriment les macules,
En plongeant leur lessive en le fascinateur
Et limpide ruisseau, leur doux chant, séducteur,
Régal au clair de lune aux charmes majuscules,
Qui, sous prétexte d'aide, hèlent quelque passant,
Pour lui tordre le bras, le noyer, grimaçant,
Les êtres assemblés, de fugaces gazelles,
Partant tous en fumée au matin qui leur nuit,
Leurs noms évocateurs : pâles et demoiselles,
Chanteuses mais aussi lavandières de nuit.
Le 16 février 2005.
Tiré de mon recueil Au pays de féerie.
Dans l'encre du solstice à la chaude moiteur,
On peut apercevoir – parole de conteur ! –
Au-dessus des étangs, des lacs... des groupuscules
Qui flottent dans les airs, suppriment les macules,
En plongeant leur lessive en le fascinateur
Et limpide ruisseau, leur doux chant, séducteur,
Régal au clair de lune aux charmes majuscules,
Qui, sous prétexte d'aide, hèlent quelque passant,
Pour lui tordre le bras, le noyer, grimaçant,
Les êtres assemblés, de fugaces gazelles,
Partant tous en fumée au matin qui leur nuit,
Leurs noms évocateurs : pâles et demoiselles,
Chanteuses mais aussi lavandières de nuit.
Le 16 février 2005.
Tiré de mon recueil Au pays de féerie.
