Quand tant de splendeur et d'ardeur,
Au plus haut de sa beauté la fleur
Exalte des parfums enivrants,
Aux troublants sortilèges charmants;
Quand les nuées d'automne dessèchent
La rose au doux velours de pêche,
Comme un soleil descend et tombe
Sombrant dans les tristes catacombes;
Après d'âpres combats épuisants,
Sur des chemins sans coeurs apaisants,
L'aurore s'ouvre sur ma prairie
Dans la rosée où l'âme fleurie;
Les douleurs s'estompent dans les brumes
Des mers lactées aux douces écumes,
Caressant les âmes des mortels
Déposant leurs coeurs sur les autels.
