Publicité d'artiste
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Grand Maître vernisseur ès nus, tableaux vivants :
De femmes les beaux corps, l'enivrante plastique
Qui transporte le mâle en quel monde érotique
Aux ressorts sensuels, suaves, captivants !
Mon art, je le propose à toute clientèle
Qui me fait confiance et m'offre pour support,
Dans une île lointaine, une calanque, un port,
Sa peau, tous ses trésors, sous dessous de dentelle.
Mes outils, naturels, sont mes doigts, mes deux mains,
Mes lèvres et ma langue et, soit pinceau soit brosse,
Mon vital appendice : un véloce carrosse
Se tuant au travail, sans penser aux demains.
Avant que de couvrir vos palais et vos bouches,
Vos tétins et vos seins, vos flancs, vos fleurs, vos fruits,
Vos doux frisons follets, vos ventres, loin des bruits
Des centres-villes, souks où traînent les babouches...
De divines liqueurs, lot fluide prisé,
Mesdames, je mettrai, de grand cœur à l'ouvrage,
Vos sublimes appas, pâture, pâturage
Pour mon être enflammé, charmé, ravi, grisé,
Dans le meilleur état - ma parole ! - de grâce
Par un premier contact : effleurement subtil
D'un papillon léger, d'un parfum volatil
Laissant, dans son sillage, une impalpable trace,
Avec, prolongements, frottements, pressions,
Massages, frictions, à foison flatteries,
Branles, tapotements, baisers, cajoleries,
Pétrissages sans fin, jeux, titillations,
Exacerbés les sens, qu'excitent maint fantasme,
Mainte réminiscence ou bien maint souvenir,
De l'artiste et son nu, leur prière : en finir,
Attendu le Big Bang, petite mort, orgasme !
Le 16 novembre 2003.
De femmes les beaux corps, l'enivrante plastique
Qui transporte le mâle en quel monde érotique
Aux ressorts sensuels, suaves, captivants !
Mon art, je le propose à toute clientèle
Qui me fait confiance et m'offre pour support,
Dans une île lointaine, une calanque, un port,
Sa peau, tous ses trésors, sous dessous de dentelle.
Mes outils, naturels, sont mes doigts, mes deux mains,
Mes lèvres et ma langue et, soit pinceau soit brosse,
Mon vital appendice : un véloce carrosse
Se tuant au travail, sans penser aux demains.
Avant que de couvrir vos palais et vos bouches,
Vos tétins et vos seins, vos flancs, vos fleurs, vos fruits,
Vos doux frisons follets, vos ventres, loin des bruits
Des centres-villes, souks où traînent les babouches...
De divines liqueurs, lot fluide prisé,
Mesdames, je mettrai, de grand cœur à l'ouvrage,
Vos sublimes appas, pâture, pâturage
Pour mon être enflammé, charmé, ravi, grisé,
Dans le meilleur état - ma parole ! - de grâce
Par un premier contact : effleurement subtil
D'un papillon léger, d'un parfum volatil
Laissant, dans son sillage, une impalpable trace,
Avec, prolongements, frottements, pressions,
Massages, frictions, à foison flatteries,
Branles, tapotements, baisers, cajoleries,
Pétrissages sans fin, jeux, titillations,
Exacerbés les sens, qu'excitent maint fantasme,
Mainte réminiscence ou bien maint souvenir,
De l'artiste et son nu, leur prière : en finir,
Attendu le Big Bang, petite mort, orgasme !
Le 16 novembre 2003.
