Utopie ?
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Que saute-moutonnaient les vagues de la Manche
Par ce soir frais d’hiver où je déambulais
Sur la sombre esplanade en habit du dimanche
De la plage Stella, dans le Pas-de-Calais !
En attente le ciel du vert marchand de sable,
Pour le vital repos éteignant les quinquets,
Au gré des méridiens, de l’astre ineffaçable,
Des êtres, des logis, des bourgs, des villes, quais...
Avait, couleurs bonbons, enchanteurs, de ces roses,
Qu’on imagine à peine tellement ils sont beaux,
À vous couper le souffle, enluminer les proses,
Par la grâce toucher les morts dans leurs tombeaux !
La scène, on le devine, était divine, exquise ;
Le store de l’espace, automatiquement,
Sans à-coups, descendait, la nature conquise
Couvant les derniers feux, de l’œil, du firmament.
Que l’Opale survive aux malheurs planétaires,
Qu’annonce la Fortune, en main nos lendemains,
Restant, de rêve, îlot, havre parmi les terres
Combien mises à mal par les bornés humains !
Le 25 décembre 2008.
Par ce soir frais d’hiver où je déambulais
Sur la sombre esplanade en habit du dimanche
De la plage Stella, dans le Pas-de-Calais !
En attente le ciel du vert marchand de sable,
Pour le vital repos éteignant les quinquets,
Au gré des méridiens, de l’astre ineffaçable,
Des êtres, des logis, des bourgs, des villes, quais...
Avait, couleurs bonbons, enchanteurs, de ces roses,
Qu’on imagine à peine tellement ils sont beaux,
À vous couper le souffle, enluminer les proses,
Par la grâce toucher les morts dans leurs tombeaux !
La scène, on le devine, était divine, exquise ;
Le store de l’espace, automatiquement,
Sans à-coups, descendait, la nature conquise
Couvant les derniers feux, de l’œil, du firmament.
Que l’Opale survive aux malheurs planétaires,
Qu’annonce la Fortune, en main nos lendemains,
Restant, de rêve, îlot, havre parmi les terres
Combien mises à mal par les bornés humains !
Le 25 décembre 2008.
