Actualité (Terza rima)
1
À travers mes rideaux, finement ajourés,
De mon lit, j'ai cru voir, la nuit, un lampadaire,
L'un de ceux du quartier, nos veilleurs attitrés.
Sur un coude en appui, le ciel tel belvédère,
J'ai corrigé l'erreur, toute m'apparaissant,
En sa pâleur, la lune, au pouvoir légendaire.
Quelle sérénité ! Quel air doux ! caressant !
Force combien tranquille ! en médaillon Joconde
Rien que sa face ronde au charme attendrissant.
Toi, miroir du Soleil, étrangère à faconde,
Qui donnes vie aux mers, aux enfants : l'avenir !
Reste dans l'univers une entité féconde
Qu'un brouillard même épais point ne saurait ternir.
Le 7 avril 2007.
De mon lit, j'ai cru voir, la nuit, un lampadaire,
L'un de ceux du quartier, nos veilleurs attitrés.
Sur un coude en appui, le ciel tel belvédère,
J'ai corrigé l'erreur, toute m'apparaissant,
En sa pâleur, la lune, au pouvoir légendaire.
Quelle sérénité ! Quel air doux ! caressant !
Force combien tranquille ! en médaillon Joconde
Rien que sa face ronde au charme attendrissant.
Toi, miroir du Soleil, étrangère à faconde,
Qui donnes vie aux mers, aux enfants : l'avenir !
Reste dans l'univers une entité féconde
Qu'un brouillard même épais point ne saurait ternir.
Le 7 avril 2007.
